Miss Gabon 2007

Miss Gabon 2007
Elle c'est Queeny MEDZA M'OWONE elle a été élue Miss Gabon 2007.
Pour toi quelle sont les critères qu'une fille doit avoir pour être une bonne Miss, et que pensez vous de la Miss Gabon 2007?
Lâchez vos commentaires!

# Posté le vendredi 09 septembre 2005 10:14

Modifié le mardi 05 août 2008 19:02

Diam's

Diam's
Voila une rapeuse française que je kiff grave, au passe je vous laisse une de ces meilleurs chanson que j'appréci grave

laisse-laisse moi kiffer la vibe avec mon mec
j'ai pas d'temps à perdre dans tes prises de tête
pourquoi tu m'observes ? pourquoi tu m'regardes ?
tu veux mon mec ou quoi ? j'te met en garde
on bouge pas d'là, on baisse les yeux
t'as cru qu't'avais du style dans ton peau d'pêche bleu
mais meuf j'ai l'même, on a toutes le même
car on va toutes se ruiner chez H&M
j' sais qu'j'suis pas une bombe latine ni qu'j'suis pas une blonde platine
j'sais qu'tu veux pas qu'les gratine, tu galères
bah viens, j'te présente le DJ derrière les platines

Refrain :
J'sais qu'j'suis pas une bombe latine ni une blonde platine DJ (x2)

Laisse moi kiffer la vibes avec mon mec (ha,ha)
J'suis pas d'humeur à c'qu'on m'prenne la tête(laisse-moi kiffer)
J'ai mes soucis donc stp arrête(ha,ha)
Laisse moi kiffer la vibes avec ceux qu'j'aime (x2)(non non non non)

J'suis pas d'humeur à c'qu'on m'soul DJ
Y'a d'la foule donc mes noirs sont fou
Pourquoi tu fais genre ? j'te vois venir
avec tes belles jambes tu t'crois tout permis
Mais baisse les yeux,
trouve toi un autre mec, c'est mieux
Laisse tomber le mien, sérieux
rien qu'tu ris, rien qu'tu tise, rien qu'tu t'prends pour Alicia Keys
y'a trop de coquines, trop de pale copie de stars qui s'la pete entre copines
trop de minettes qui veulent se faire remarquer
trop de fillettes qui font les belles à peines débarquer
Moi...

refrain :
J'sais qu'j'suis pas une bombe latine ni une blonde platine DJ (x2)

Laisse moi kiffer la vibes avec mon mec(ha,ha)
J'suis pas d'humeur à c'qu'on m'prenne la tête(laisse-moi kiffer)
J'ai mes soucis donc stp arrête(ha,ha)
Laisse moi kiffer la vibes avec ceux qu'j'aime(non non non non) (x2)

J'suis pas d'humeur a s'qu'on m'prenne la tête(non)
ni d'humeur à c'qu'on drague mon mec
tu connais ni mon histoire ni mes problèmes
cherche toi un motard ou un mec coquin
fait pas le mannequin, j'imagine déjà la tête que tu dois avoir le matin
donc reste sage, ne me teste pas
laisse mon kiffer la vibe, ne me stresse pas
tu fais la meuf'in, mais nous on l'sais
qu't'as pompé ton style sur Beyonce
j'suis pas une bombe latine
mais moi, l'dj passe mon fealing sur ses platines

Refrain :
J'sais qu'j'suis pas une bombe latine ni une blonde platine DJ (x2)

Laisse moi kiffer la vibes avec mon mec (ha,ha)
J'suis pas d'humeur à c'qu'on m'prenne la tête(laisse-moi kiffer)
J'ai mes soucis donc stp arrête(ha,ha)
Laisse moi kiffer la vibes avec ceux qu'j'aime (non non non non)(x2)

# Posté le vendredi 09 septembre 2005 10:42

Modifié le vendredi 06 octobre 2006 16:37

Gabon

Gabon
République Gabonaise

Capitale Libreville
Superficie : 267667 Km2
Nom du Président: Omar Bongo Ondimba
Population : 1,3 million
Langue officielle: français
Groupe majoritaire: aucun
Groupes minoritaires une cinquantaine de langues dont le fang (32 %), le mpongwè (15 %), le mbédé (14 %), le punu (12 %), etc.
Langue coloniale : français
Système politique : république
Articles constitutionnels (langue): article 2 de la Constitution du 23 juillet 1995
Lois linguistiques :sans objet
Principales villes : Oyem, Port Gentil, Franceville, Lambaréné, Mouila
Religion Principale: Catholique 80%, Protestant 15%, Musulman 3% autre 2%
Situation générale
Ce pays de l'Afrique équatoriale, traversé par l'équateur, est limité au nord par le Cameroun, à l'est et au sud par le Congo Brazzaville, à l'ouest par l'Atlantique. La superficie du pays est de 267 667 km², soit moins de l'équivalent de l'Italie ou encore la moitié de la France. La capitale du pays est Libreville; c'est également la plus grande ville, avec une population estimée à 370 000 habitants. Les plus grandes villes après la capitale sont Port-Gentil (125 000 habitants), Franceville devenue Makusu (75 000 habitants) et Lambaréné (15 000 habitants).
Au plan administratif, le Gabon est formé de neuf provinces: Estuaire, Haut Ogooué, Moyen Ogooué, Ngounié, Nyanga, Ogooué-Ivindo, Ogooué-Lolo, Ogooué Maritime et Woleu-Ntem
Données démolinguistiques
Au point de vue démographique, le Gabon reste un petit pays avec un peu plus d'un million d'habitants. Le peuple gabonais est composé d'environ 50 ethnies issues des diverses régions. Près de 73 % de la population vit en zone urbaine, dont 35 % dans la capitale Libreville et sa périphérie. L'intérieur du pays est peu peuplé. La province la plus peuplée est celle de l'Estuaire, là où est la capitale nationale.
Province: Capitales Provinciales Superficie Population
(2002)
Estuaire Libreville 20 740 597,2
Haut Ogooué Franceville/Masuku: 36 547 134,5
Moyen Ogooué Lambaréné: 18 535 54,6
N'gounié Moulia: 37 750 100,3
Nyanga Tchibanga: 21 285 50,8
Ogooué-Ivindo Makokou: 46 075 63,0
Ogooué-Lolo Koulamoutou: 25 380 56,6
Ogooué Maritime Port-Gentil: 22 890 126,2
Woleu-Ntem Oyem: 38 465 125,4
TOTAL 267 667 1 308,6
Compte des immigrants, soit environ 150 000 personnes, dont près de 10 000 Français qui contrôlent les domaines culturels et commerciaux. On trouve aussi des Libanais, des Nigérians, des Togolais, des Camerounais et d'autres venus s'installer au Gabon. Parmi ces populations, les Pygmées (environ 1% de la population totale) ont une place à part, car ils ont été les plus anciens à occuper le territoire ; ils sont appelés différemment selon les régions.
Comme la plupart des États d'Afrique subsaharienne, le Gabon est un pays multilingue. On compte près d'une cinquantaine de langues au Gabon, mais seul le fang, parlé par 32 % de la population (province de l'Estuaire) constitue une langue importante, avec le mbédé (15 %) et le punu (10 %). Les autres langues gabonaises ne sont parlées que par de toutes petites communautés, parfois tout juste 5000 locuteurs, souvent moins. La plupart des langues gabonaises appartiennent à la famille bantou. Chacun des groupes d'origine bantoue (Fang, Bakota, Mbédé, Okandé, Myéné, Mérié) compte plusieurs variétés dialectales de sorte que les Gabonais parlent souvent entre eux le français comme langue véhiculaire. Seul le baka, parlé par les Pygmées, est une langue non bantou (langue nigéro-congolaise).
Si l'on résume la situation, on peut dire que, parmi les 50 langues nationales, le français est la langue officielle et sert souvent de langue véhiculaire avec le «sabir» (ou «français militaire» et le fang (dans le Nord-ouest rural). Dans la capitale (Libreville), le français est devenu l'unique langue véhiculaire en raison de l'apport des immigrants provenant de toute l'Afrique. De plus, le français est également devenu la langue maternelle de plus de 30 % des Librevillois et il est de plus en plus perçu comme une langue gabonaise. Le nombre de jeunes ayant pour langue maternelle le français progresse dans les capitales provinciales et départementales, alors que dans les villages le français garde encore le statut de langue véhiculaire. Toutefois, dans l'ensemble, les langues gabonaises restent davantage parlées que le français.
À côté du français dit «châtié» (officiel) parlé dans les administrations et les écoles, il s'est développé un «français militaire» parlé dans les rues et les marchés, déjà assez éloigné de la langue standard. Citons quelques-uns de ces mots en usage dans ce français gabonais: musonfi, iboga, odika, nkoumou, mbolo, tchouoo, bonami(e), mouza, mangamba, dongo-dongo, foufou, tchang, tchangueur, tchangueuse, tchanguer, gari, nganga, mapanes, matitis, cabangondo, yamba, mwanas, malamba, toutou, malamba, moussoungou, nyemboue, kanguer, malien (le), libanais (mon), cadeau (adj. et adv.), ngounda-ngounda, gépéen (désuet), mougoye, taximan, boy chauffeur, clando, bedoum, etc. On remarquera que ce français gabonais contient un certain nombre d'emprunts aux langues locales africaines (tsogo, fang, punu, etc.); d'autres mots peuvent provenir de l'arabe, de l'éwé (langue kwa du Ghana ou du Togo), du lingala (Congo Brazzaville et Congo-Kinshasa) et de quelques langues non africaines telles que l'espagnol, le portugais et l'anglais.
3 Données historiques
On connaît peu l'histoire passée du Gabon, sauf le fait que des vestiges préhistoriques trouvés le long de la vallée de l'Ogooué attestent d'une occupation très ancienne. Les Pygmées furent les premiers habitants connus de la forêt gabonaise. Vers le XIIIe siècle, les peuples de l'Ouest (Myéné, Mpongwè, Orungou et Galoa) s'étaient déjà établis dans le pays; ceux du Sud-ouest, dont les Punu, vinrent du Congo, ceux du Sud-est (Nzabi, Téké) étaient liés aux Batékés de Brazzaville (Congo). L'installation des Fang, dans le Nord, commença progressivement à partir de la fin du XVIIIe siècle.
3.1 La colonisation française
En 1472, les Portugais furent les premiers Européens à pénétrer dans la région de l'Estuaire. Ils baptisèrent le pays Rio de Gabão, du fait de sa forme semblable à un caban (gabão en portugais). Le terme Gabão se transforma ensuite en Gabon. Jusqu'au XVIIIe siècle, les tribus côtières entretinrent des relations commerciales avec les Européens. Les Portugais, puis les Français, les Hollandais, les Espagnols et les Anglais développèrent, au cours des siècles suivants, la traite négrière, à destination des pays du Nouveau Monde. En 1839, la France obtint le droit d'installer une base sur la rive gauche de l'Estuaire et, plus tard, sur la rive droite, ce qui marqua le départ de la colonisation française. Dès lors, les missions catholiques françaises se multiplièrent dans le pays. En général, les missionnaires tentaient de connaître certaines langues locales afin d'évangéliser les autochtones dans leur langue maternelle. En 1870 après la défaite franco-allemande, l'Afrique offrit aux Français un territoire pour renouer avec une gloire perdue. C'est alors que commença la floraison de l'exploitation coloniale et l'expansion sur tout le territoire gabonais. Le Gabon devient une colonie française faisant partie intégrale du Congo français. La langue de l'Administration coloniale fut uniquement le français. L'objectif de la France au Gabon était de faire du français la langue de l'unité nationale et d'assurer la promotion de la culture française. Les langues gabonaises n'intéressaient nullement le pouvoir colonial. Les sociétés commerciales de la Métropole reçurent de vastes concessions et s'engagèrent dans l'exploitation de l'Okoumé. Cependant, la mise en valeur du territoire demeura toujours très limitée.
La Convention du 4 novembre 1911 reconnut la cession à l'Allemagne d'une large bande de terrain au nord du Gabon. La Colonie du Congo français fut alors remplacée par la Fédération de l'Afrique équatoriale française, qui servira de cadre administratif jusqu'à l'Indépendance. L'Afrique équatoriale française représentait un corridor territorial français entouré par le Congo belge au sud et le Cameroun allemand au nord. Entre les deux guerres mondiales, le Gabon connut de nouvelles modifications territoriales. Ce fut seulement en 1946 que la région du Haut Ogooué fut rattachée au Gabon, qui trouva ainsi sa forme actuelle.
Durant le régime français, les autorités coloniales eurent recours au travail forcé, notamment pour la construction du chemin de fer Congo Océan. Les conditions de vie et de travail furent tellement difficiles sur le chantier que 20 000 à 30 000 hommes trouvèrent la mort, ce qui suscita les premières révoltes massives contre l'Administration française. L'une des voix qui s'éleva pour dénoncer les abus fut celle de Léon M'Ba, un Fang nommé chef du canton en 1922. Il fut exilé en Oubangui-Chari (l'actuelle République centrafricaine) en 1933. Le Gabon devint un État indépendant le 17 août 1960 sous le nom de République gabonaise.
3.2 La République gabonaise
Le premier président de la République fut justement Léon M'Ba, le proscrit des Français. Paradoxalement, avant les élections présidentielles de 1964, un coup d'État militaire à son encontre put être contrôlé grâce à l'aide des troupes françaises. L'opposition obtint un bon résultat aux élections. Le président Léon M'Ba dirigea le pays jusqu'à sa mort survenue le 28 novembre 1967.
Le 2 décembre 1967, conformément aux dispositions constitutionnelles, sa succession revint au vice-président Albert Bernard Bongo. Il introduisit le système d'État d'un parti unique avec le Parti démocratique gabonais (PDG). Converti plus tard à l'islam, le président de la République prit le patronyme d'El Hadj Omar Bongo. Cette conversion marqua une réorientation de la politique étrangère du pays. En 1974, le Gabon devint membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) — d'où le Gabon s'est retiré en 1995 —, puis en 1979 intégra la Conférence islamique.
De 1987 à 1989, manifestations et émeutes se multiplièrent dans les villes, ce qui provoqua l'intervention militaire de la France. Le président Bongo dut alors ouvrir son pays au multipartisme en 1990, mais continua à pratiquer une politique autoritaire. En septembre et octobre 1990 ont lieu les premières élections multipartites. Le PDG (Parti démocratique gabonais prit la première position avec 59 % des voix; il fut suivi par le RNB (Rassemblement national des bûcherons avec 19 % et le PGP (Parti gabonais du progrès avec 18 %. Le 26 mars 1991, la Loi relative à la nouvelle Constitution de la République gabonaise fut adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale. Les Gabonais connurent leurs premières élections présidentielles en 1993, qui ramenèrent le président Omar Bongo au pouvoir. Cette élection présidentielle n'apaisa guère l'opposition démocratique, qui accusa la présidence de fraude. Le père Paul M'Ba Abessolo, un candidat populiste arrivé en seconde position derrière Omar Bongo, constitua un gouvernement parallèle qui reçut
le soutien de toute l'opposition.
En 1994, de nouvelles émeutes, à Libreville et à Port-Gentil, contribuèrent à l'ouverture de négociations entre le pouvoir et l'opposition. Les accords, difficilement négociés à Paris et conclus à Libreville en octobre 1994, prévoyaient la formation d'un gouvernement d'union nationale et la tenue de nouvelles élections législatives en 1996. Ces accords furent approuvés par référendum en juillet 1995. Malgré une conjoncture économique difficile, le président Bongo fut réélu en décembre 1998 avec un pourcentage confortable de 66 % des suffrages exprimés. L'opposition, regroupée autour de Paul M'Ba Abessolo, le maire de Libreville, en un Rassemblement national des bûcherons (RNB), mais ne présentant qu'une unité de façade, a mis en question la régularité du scrutin. L'opposition accuse Omar Bongo d'avoir détourné, depuis 1970, plus de 130 millions de dollars par l'entremise des comptes privés de la Citibank.
2 La politique linguistique
Le Gabon pratique une politique linguistique à deux volets, le premier portant sur la langue officielle, le second sur les langues gabonaises. D'ailleurs, l'article 2 de la Constitution du 23 juillet 1995 est clair à ce sujet:
Article 2
La République gabonaise adopte le français comme langue officielle de travail. En outre, elle oeuvre pour la protection et la promotion des langues nationales.
2.1 Le français, langue de l'État
C'est à partir de cette seule disposition constitutionnelle que découlent les pratiques linguistiques de l'État. Celles-ci sont on ne peut plus simples: sauf pour certains cas dans les écoles primaires et les médias, seul le français est utilisé à des fins officielles dans ce pays.
Que ce soit au plan de la législature (débats parlementaires, rédaction et promulgation des lois), de la justice, des services gouvernementaux ou de l'éducation, le français est l'unique langue utilisée... du moins à l'écrit. Selon les régions, les langues gabonaises sont assez largement employées dans les communications verbales entre les employés de l'État et les citoyens parlant la même langue locale. Cette situation vaut aussi dans les cours de justice où le juge peut s'exprimer dans la langue de l'accusé. Évidemment, il ne s'agit pas d'un droit dûment reconnu, mais d'une pratique découlant du gros bon sens. Lorsque tous les intervenants parlent la même langue... ils s'expriment normalement dans cette langue. Ainsi, dans les hôpitaux et autres établissements de santé, les médecins et les infirmières utilisent largement la langue gabonaise locale avec leurs patients.
2.2 La politique linguistique en éducation
Après l'indépendance, le Gabon n'a pas encouragé pas l'utilisation des langues nationales dans l'enseignement, mais ne l'a jamais interdit non plus. Dans les faits, elles n'ont pas fait l'objet d'un enseignement systématique, bine qu'elles aient toujours été utilisées dans les communications informelles. Cette situation a prévalu de la maternelle à l'université. À partir du secondaire, l'anglais fut enseigné comme langue seconde, puis une troisième langue s'ajouta à partir de la troisième année.
À la fin des années soixante-dix, le Gabon s'est engagé à promouvoir ses langues nationales en élaborant d'abord l'Atlas linguistique du Gabon et les descriptions des langues gabonaises ainsi que les lexiques spécialisés et en favorisant les médias qui utilisaient ces langues, dans le but de les introduire dans l'enseignement primaire. Cependant, les autorités on eu du mal à implanter cet enseignement en raison notamment des problématiques reliés à la planification et à la standardisation des langues maternelles locales. En même temps, les autorités ont constaté que les jeunes Gabonais scolarisés ne maîtrisaient pas bien le français parce que beaucoup ne recevaient pas une instruction de base efficace. C'est pourquoi, au début des années quatre-vingt, le gouvernement gabonais a donné comme mission au ministère de l'Éducation nationale de ne plus se contenter de simples discours politiques, mais de mettre en place une politique linguistique efficace pour la promotion et l'enseignement des langues nationales. Mais le français a continué d'être la seule langue d'enseignement dans toutes les écoles. Au cours des années, le nombre de jeunes ayant pour langue maternelle le français augmente progressivement surtout dans les villes, alors que dans les villages il conserve encore son statut de langue véhiculaire.
Il faut dire que, jusqu'à récemment, beaucoup de responsables gabonais croyaient que la promotion des langues nationales pouvait mettre un frein à l'«unité nationale» du pays. À la suite d'une campagne de sensibilisation auprès du public, on s'est rendu compte que la promotion des langues nationales n'entraînait pas nécessairement des conflits. Depuis 1997, le ministère de l'Éducation nationale est convaincu que «l'enseignement de nos langues est le seul facteur de consolidation de la relation identité culturelle et identité nationale». Une commission interministérielle a été mise sur pied en février 1997 afin de reprendre les travaux relatifs à l'enseignement des langues nationales. Depuis 2000, le ministère de l'éducation nationale a été mandaté pour mettre en place un module de langues nationales dans les écoles de formation des instituteurs et pour l'élaboration de guides pour les instituteurs et autres enseignants des langues nationales.
Malgré les recommandations des États généraux sur l'éducation, il faut bien admettre qu'aujourd'hui encore les programmes d'enseignement du Gabon restent très proches des programmes français et ne tiennent que fort peu compte des réalités sociales, culturelles et économiques du pays. L'objectif des autorités gabonaises n'est pas de remplacer le français par les langues nationales, mais de mettre en place un enseignement qui contribuerait au développement des langues gabonaises aux côtés de la langue française.
Jusqu'ici, l'enseignement des langues gabonaises n'a été dispensé qu'à titre expérimental, à partir d'une initiative privée, la Fondation Raponda-Walker qui a élaboré des manuels d'apprentissage en quelques langues locales. L'Institut pédagogique national a fondé le Département des langues nationales afin de d'élaborer des manuels didactiques et pour réfléchir sur l'enseignement des langues nationales comme langue maternelle et sur celui des langues nationales comme langue non maternelle. De plus, un alphabet scientifique des langues gabonaises et une orthographe de ces langues ont été fixés. Actuellement, on compte plus d'une centaine de descriptions qui portent sur la phonologie, la morphologie ou quelques points spécifiques de grammaire. Il existe aussi une trentaine de langues présentant une esquisse descriptive: atege, liduma, ndumu, nzaman, ntumu, mpongwè, benga, ikota, gilumbu, yisangu, gisira, civili, punu, bekwil, inzébi, liwandzi, lekanigi, saké, getsogo, mvaï, nyani, pove, givungu, kombè, seki, ngubi, chiwa, geviya et gepinzipinz. Enfin, le ministère de l'Éducation nationale et la Radio nationale ont mis sur pied une émission hebdomadaire de sensibilisation sur les langues gabonaises intitulée «Nos langues, notre culture».
Il reste encore à prévoir un projet de loi pour définir le statut des langues nationales, une fois la production de matériels didactiques achevée et assurer à l'Institut pédagogique national les moyens matériels pour la conception et la réalisation de matériels didactiques. Le ministère de l'Éducation nationale constitue le fer de lance sur lequel repose l'espoir et le souhait des Gabonais de voir leurs langues enseignées. C'est pourquoi deux axes principaux d'exécution ont été privilégiés pour la réussite de la réforme du système éducatif dans son ensemble: la formation et l'élaboration de matériels didactiques. Pour l'instant, le français reste encore l'unique langue d'enseignement.
2.3 Les médias
Tous les journaux sont en français, dont L'Union, le premier quotidien du pays. Dans les médias électroniques, le français conserve encore la part du lion, mais les autorités gabonaises s'efforcent d'assurer la promotion des langues dans le domaine de la radio et de la télévision. Sur à peu près six chaînes de radio émettant au Gabon, 50 %, soit trois chaînes sur six présentent au moins une émission hebdomadaire. Il en est ainsi à la Radiotélévision gabonaise (chaînes I et II) et à la radio Liberté. Les langues gabonaises sont utilisées non seulement à des fins d'informations, mais aussi de formation. Les quelques langues utilisées à la radio et la télévision sont, entre autres, le yipunu, le fang, le inzébi, le ikota, le mpongwè, le téké, le lembama et le gisira.
Enfin, la vie commerciale et le monde des affaires ne fonctionne qu'en français, sauf dans le cas des petites entreprises qui travaillent sans inconvénients dans la langue locale ce qui ne les empêche pas d'utiliser, lorsque les circonstances l'exigent, le français, la langue officielle. Donc, la vie économique se déroule entièrement en français, du moins en ce qui a trait à l'écrit: publicité commerciale, affichage, étiquetage, modes d'emploi, raisons sociales, formulaires, etc.

La plupart des Gabonais ne se plaignent pas de la situation linguistique dans laquelle ils se trouvent. Le français occupe toutes les fonctions de prestige, les langues nationales sont normalement réservées aux activités familiales, religieuses, interpersonnelles, etc. C'est là une situation tout à fait normale dans ce pays. Certains intellectuels dénoncent cette dominance du français, mais aucune langue nationale ne peut prendre la relève puisque aucune n'est majoritaire. En général, les Gabonais croient même que, sauf exception (p. ex., le fang), les langues locales vont finir par disparaître, les enfants les maîtrisant d'ailleurs de moins en moins, surtout dans les villes. Le Gabon, d'une manière bien précautionneuse, est en train de s'engager dans une nouvelle politique de promotion des langues nationales. Comme les autorités le font avec beaucoup de préparation, l'opération devrait se dérouler avec un certain succès. Pour le moment, on peut affirmer que le Gabon pratique une politique de promotion de la langue officielle coloniale, mais qu'il est sur la voie d'Une politique sectorielle dans les médias et bientôt l'école primaire. C'est pour le Gabon une nouvelle politique linguistique qui aura des effets importants si elle est mise en œuvre


Le Gabon est l'image même du pays africain équatorial. Forêts, savanes, fleuves, lagunes, plages, la multiplicité des paysages et des écosystèmes a permis le développement d'espèces extrêmement variées et parfois très rares.
Voyager au Gabon

Le pays en quelques mots
Le Gabon est situé en Afrique Centrale, de part et d'autre de l'équateur. Il couvre une superficie de 268 670 Km². Ses frontières sont délimitées au nord-ouest par la Guinée Equatoriale, au nord-est par le Cameroun et à l'est et au sud par le Congo Brazzaville. A l'ouest, le Gabon s'ouvre sur l'Océan Atlantique avec 885 Km de côtes.
Présentant deux massifs montagneux principaux ( les Monts de Cristal au nord-ouest et le massif du Chaillu au centre, le pays est essentiellement irrigué par deux fleuves : l'Ogooué, qui traverse le pays d'est en ouest (1200 Km) et la Nyanga, plus au sud.
Le Gabon est divisé en neuf provinces administratives : l'Ogooué Maritime (Port-Gentil), l'Ogooué Ivindo (Makokou), le Moyen Ogooué (Lambaréné), le Haut Ogooué (Franceville), le Woleu-Ntem (Oyem), l'Ogooué-Lolo (Koula Moutou), Ngounié (Mouilla), Nyanga (Tchibanga) et l'Estuaire (Libreville).
La population
La population du Gabon est difficile à évaluer mais les derniers recensements proposent un chiffre de 1,15 millions d'habitants (1997). La densité moyenne est très faible (4,4 habitants/Km²) mais varie grandement selon les régions. La population est essentiellement concentrée autour des foyers urbains (75 % de la population dont 40 % vivent dans la capitale et sa périphérie).
La population est répartie selon 48 ethnies (34,5 % de Fang, 17 % d'Aduma, 14 % de Bakota, 10,5 % d'Eshira). Le français est la langue officielle bien que de nombreux dialectes soient couramment employés (fang, myéné, Batéké, bapounou, ndzébi,...).
Les ressources
Du fait du climat tropical humide (2000 mm/an et 80 à 90 % d'humidité), le couvert forestier gabonais couvre 83 % du pays. La forêt s'étend sur 22 millions d'hectares comprenant plus de 400 essences dont 60 sont potentiellement exploitables. (Okoumé, ozigo, azobé, ilinga, padouk).
Le secteur agricole est encore peu développé au Gabon. Agriculture, pêche et élevage n'atteignent pas 5 % du PIB global. Ce secteur doit se dynamiser rapidement afin de prévenir les difficultés inhérentes au ralentissement des activités pétrolières et minières. La réduction des importations passe par l'acquisition d'une autonomie alimentaire que seule l'amélioration de l'organisation de l'agriculture permettra.
Faune et flore
La flore et la faune gabonaises bénéficient de l'importante couverture forestière. On y a répertorié 150 espèces de mammifères, 650 d'oiseaux et 65 de reptiles.
Les inventaires faunistiques sont incomplets car, si le potentiel forestier a été précisément évalué, il n'en va pas de même pour les populations animales dont seules quelques espèces sont bien connues (chimpanzés, gorilles, éléphants).
C'est également dans le domaine de la préservation des ressources faunistiques ainsi que d'une meilleure connaissance et diffusion des informations que le Gabon se doit de s'orienter s'il désire faire valoir efficacement son potentiel naturel.
Le guide à posséder
Le Gabon en poche est le guide le plus complet sur ce pays. Initiative privée soutenue financièrement par la Mission Française de Coopération et d'Action Culturelle, cet ouvrage gratuit permet de mettre enfin à la disposition du visiteur un panorama complet du Gabon, des conditions d'accès, des infrastructures locales, des sites à visiter mais aussi de tous les "trucs" que seul le travail assidu des rédacteurs a permis de réunir dans ce petit livre de près de 200 pages. Nombre des informations fournies dans cette page sont extraites du Gabon en poche. Que Marie-Françoise BECCHETTI-LAURE, Marie-Claude VIALE et Anne-Marie CAPARROS en soit donc remerciées.
Géographie, population et économie du Gabon.
Gabon, officiellement République gabonaise, pays d'Afrique équatoriale, ouvert sur l'océan Atlantique, limité au nord-ouest par la Guinée équatoriale, au nord par le Cameroun, à l'est et au sud par la république du Congo. Sa capitale est Libreville. La forêt dense couvre plus des trois quarts de la superficie du pays (267 667 Km²).

MILIEU NATUREL

Relief et hydrographie : Le Gabon s'étend sur deux zones géographiques distinctes : le tiers occidental du pays est une région de basses terres bordant 890 Km de côtes ; les deux tiers restants occupent le bassin sédimentaire de l'Ogooué. Ce fleuve, né au Congo, coule parallèlement à l'équateur, pour se jeter dans l'Atlantique à Port-Gentil. Il sépare les monts de Cristal, s'élevant au nord-ouest à 900 m d'altitude, des monts Du Chaillu, culminant au sud à 972 m (mont Iboundji). Les monts de Cristal se prolongent par les crêtes du Mayombe. Le nord-est du territoire se caractérise par des plaines et des collines. L'Ogooué, navigable jusqu'à N'Djolé, à l'entrée de la plaine, reçoit de nombreux cours d'eau qui prennent leur source dans les massifs gabonais.
Climat : Le Gabon est soumis à un climat équatorial, chaud et humide. La température (26 °C) ne varie que légèrement au long de l'année. Deux saisons sèches, de mai à septembre puis de décembre à janvier, alternent avec des saisons humides. À Libreville, la capitale, les précipitations moyennes annuelles sont de 2 515 mm.
Ressources et contraintes du milieu naturel : une dense forêt équatoriale couvre 84,7 % du territoire gabonais, avec de larges espaces de forêt primaire préservée. La savane domine le sud de la zone côtière, une partie des vallées de la Nyanga, du haut Ngounié et du haut-Ogooué. La forêt est à la fois source de contraintes, car elle représente un massif impénétrable qui rend les communications difficiles, et de grande richesse, grâce à son exploitation (elle est source du plus grand nombre d'emplois dans le pays). Ainsi, les bois d'ébène, d'acajou et d'okoumé, issus de la forêt humide, constituent l'une des principales ressources naturelles du Gabon. Le pays s'est engagé à faire des efforts pour sauvegarder cette forêt dense. Les richesses minières gabonaises sont très importantes ; la première richesse du pays est le pétrole. Le sous-sol recèle également de l'uranium, du manganèse, du fer, du plomb et de l'argent. L'économie gabonaise a été atteinte en 1998 par la baisse du prix du pétrole et par la crise asiatique qui a poussé les pays d'Asie à baisser le prix du bois.

POPULATION ET SOCIÉTÉ

Démographie : En 2001, la population était de 1,22 millions million d'habitants, dont 122 000 Gabonais résidant à l'étranger, une évaluation semblable pour 1997. Le Gabon est, quoi qu'il en soit, un pays sous-peuplé (densité de 4,6 hab./km2 selon l'hypothèse la plus haute). Il abrite de nombreux travailleurs originaires des pays voisins. Les trois cinquièmes des habitants vivent dans la zone côtière, l'intérieur du pays étant quasi désert. Sa faible population explique que le Gabon, jouissant d'une rente minière, ait un revenu par habitant parmi les plus élevés de l'Afrique noire. Cependant, le système de soins et les conditions de vie demeurent ceux d'un pays en développement, si l'on se réfère au taux de mortalité infantile (95 pour 1 000 en moyenne en 2001) et à l'espérance de vie (49,6 ans). Bien que peu peuplé, le Gabon compte près d'une quarantaine de groupes ethniques, parmi lesquels les Adoumas, les Kota, les Batékés, les Kwélé et les Mpongwè. Les Fang, habitant le Nord, représentent un tiers de la population. Le Gabon a attiré une importante main-d'œuvre en provenance d'autres pays africains tels que la Guinée équatoriale, le Nigeria, le Congo, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Bénin et le Burkina. Les cadres des entreprises pétrolières ou minières sont européens, notamment français (20 000). Les Pygmées, sans doute les premiers habitants du pays, ne sont plus que quelques milliers.
Découpage administratif et villes principales : Le Gabon est divisé en neuf provinces. En 1994, près de la moitié des habitants étaient citadins. La capitale, Libreville, est la plus grande ville, avec une population estimée à 370 000 habitants en 1993. Viennent ensuite Port-Gentil (125 000 habitants), centre des industries de transformation du bois et de raffinage de pétrole, et Masuku, ancienne Franceville (75 000 habitants). Lambaréné (30 000 habitants) se situe dans la zone des plantations de palmiers à huile et abrite l'hôpital fondé par le médecin missionnaire français Albert Schweitzer.
Institutions et vie politique : À partir de 1968, soit un an après l'arrivée au pouvoir du président Omar Bongo, le seul parti autoriser fut le Parti démocratique gabonais (PDG). En 1990, une conférence nationale fut convoquée et le pouvoir autorisa le multipartisme. L'ancien parti unique fut réorganisé et prit la dénomination de Rassemblement démocrate social gabonais (RDSG). Les premières élections législatives pluralistes se déroulèrent la même année. Le RDSG obtint la majorité absolue à l'Assemblée nationale (63 sièges sur 120), les partis de l'opposition se partageant les sièges restants. En 1991, l'Assemblée nationale adopta une nouvelle Constitution instituant un régime semi-présidentiel, garantissant les libertés individuelles et publiques, et interdisant les partis affichant une identité ethnique. La victoire d'Omar Bongo, à l'issue du scrutin présidentiel, en décembre 1993, fut contestée par l'opposition. En octobre 1994 fut signé à Paris un accord entre partisans du président Bongo et représentants des partis d'opposition, qui prévoyait la formation d'un gouvernement d'union nationale, l'instauration d'un État de droit et la tenue d'élections législatives en décembre 1996, ainsi que d'une élection présidentielle en 1998. Cet accord fut massivement approuvé (96,48 % des suffrages exprimés) lors d'un référendum en juillet 1995. Les accords de Paris devaient également être ratifiés par l'Assemblée nationale et prévoyaient une réforme de la Constitution et du code électoral.
Langues et religions : La langue officielle est le français, mais les différentes communautés parlent également leurs langues et leurs dialectes propres, pour la plupart des langues bantoues (Batéké, fang, etc.). Près de 95 % des Gabonais sont chrétiens, 4 % sont animistes et 1 % musulmans. La pratique de l'islam et du christianisme demeure cependant fortement marquée par les religions traditionnelles.
Éducation : L'école est obligatoire au Gabon pour les enfants de six à seize ans. En 1995, 250 693 élèves fréquentaient l'école primaire et 80 552 étaient inscrits dans des établissements secondaires. Sur l'ensemble des élèves, seuls 7,9 % allaient à l'université en 1996. Le pays est doté d'écoles techniques et d'instituts de formation de maîtres, ainsi que d'une université, l'université Omar Bongo Ondimba créée en 1970. En 2000, le taux d'alphabétisation s'élevait à 70,8 %.
ÉCONOMIE
Généralités : En 1994, le produit intérieur brut (PIB) du Gabon était de 3,6 milliards de dollars (75ème rang mondial). Le Gabon apparaît ainsi comme un pays riche sans que, pour autant, son économie soit celle d'un pays développé. En effet, celle-ci demeure étroitement dépendante de l'exploitation des ressources minières et forestières ; elle est donc très exposée aux fluctuations de la conjoncture internationale. Après la hausse des cours du pétrole dans les années soixante-dix, le pays a subi de plein fouet la chute du prix du baril, à partir de 1986. En outre, le Gabon a dû supporter les conséquences de la dévaluation du franc CFA. Cependant, son PIB est croissant, bénéficiant d'une maîtrise de l'inflation et d'un plan de réformes élaboré avec le FMI.
Agriculture, forêts, pêche : En 1994, le secteur agricole occupait encore 48 % de la population active, mais ne contribuait que pour 8 % au PIB. Il s'agit essentiellement d'une agriculture de subsistance, dont le principal produit est le manioc. De petits volumes de cacao, de café (120 t), d'huile de palme et d'arachide sont cultivés pour l'exportation. En raison des conditions climatiques, des maladies tropicales endémiques et des parasitoses, l'élevage est peu développé (500 têtes de bovins). En 1992, les prises de poissons s'élevaient à 5 000 t. La principale activité du secteur primaire est en fait celle du bois. Le Gabon est le premier producteur mondial d'okoumé, un bois tendre utilisé pour le contreplaqué. En 1993, les coupes de bois s'élevaient à 4,44 millions de m3, l'okoumé représentant 93 % des ventes totales.
Mines et industries : En 1994, 10 % de la population active travaillaient dans le secteur minier, qui réalisait, avec l'industrie, 45 % du PIB. L'exploitation minière s'est développée rapidement depuis l'indépendance. En 1995, la production de pétrole, extrait des gisements côtiers et offshore de Mandji et Rabi-Kounga, s'élevait à 17,63 millions de t. Les raffineries sont situées à Port-Gentil et Pointe Clairette. L'exploitation des gisements pétroliers gabonais est en grande partie concédée à une société française (ELF). Le Gabon est le troisième producteur mondial de manganèse et ses exportations sont en hausse. Le minerai extrait à Moanda dans le sud est particulièrement riche. Sa production atteignait 720 000 t en 1995. Les réserves de minerai de fer, à Mekambo et Belinga dans le nord-est, représentent plus de 500 millions de t. Leur exploitation a été rendue difficile par l'absence de moyens de transports, notamment de voies ferrées. Les réserves de phosphate sont également abondantes : elles représenteraient un tiers de la production annuelle mondiale. Le Gabon produit également de l'uranium. Le secteur industriel demeure peu développé. Il concerne surtout le raffinage du pétrole, la transformation du bois et l'agroalimentaire. Un programme de privatisation des entreprises publiques a été engagé en 1995, afin de résorber le déficit public. Environ 1 020 millions de kWh étaient générés annuellement dans les centrales électriques en 1999, 72,20 provenant d'installations hydroélectriques, notamment celle de Kinguélé, près de Libreville.
Secteur tertiaire : Les services sont peu développés et n'emploient que 31 % de la population active. Dans le domaine des transports, la couverture forestière et le climat font obstacle au développement des infrastructures. Le Gabon possède 7 670 Km de routes, dont 10 % sont goudronnées. Une autoroute de 869 Km traverse le pays du nord au sud, le reliant à Loubomo au Congo et à Douala au Cameroun. Avant les années soixante-dix, une unique voie ferrée permettait la connexion avec M'Binda au Congo et la ligne Pointe-Noire Brazzaville. En 1974 débuta la construction des 697 Km du Transgabonais. Une section entre Owendo et Booué fut terminée en 1982, et son extension vers Masuku (Franceville), dans le sud-est, fut inaugurée en 1986. Il est également prévu une ligne desservant les gisements de minerai de fer du nord-est. Owendo et Port-Gentil sont les ports principaux. L'Ogooué et ses affluents, Ivindo et Ngounié, constituent des voies navigables.
Commerce extérieur : La monnaie du Gabon est le franc CFA, divisé en 100 centimes, qui fut dévalué de moitié en janvier 1994 (100 francs CFA = 1 franc français). Le commerce extérieur est habituellement bénéficiaire. Les principaux partenaires commerciaux sont la France, les États-Unis, l'Italie, l'Espagne, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, le Japon et les Pays-Bas.

HISTOIRE DU PEUPLEMENT

L'histoire ancienne du pays demeure mal connue et l'on sait très peu de choses sur ses premiers habitants, les traditions orales se référant à une période beaucoup plus récente. La découverte de vestiges datant du Paléolithique et du Néolithique a révélé cependant une occupation très ancienne du territoire de l'actuel Gabon, alors qu'il était couramment admis, jusque dans les années soixante, que les forêts n'avaient pas été pénétrées. Les Pygmées sont les premiers habitants connus de la forêt gabonaise. Vers le XIIIe siècle, les peuples de l'ouest (Myéné, Mpongwè, Orungous et Galoas), étaient établis dans le pays. Ceux du sud-ouest, dont les Pounous, vinrent du Congo, ceux du sud-est (Nzabis, Tékés) sont liés aux Batékés de Brazzaville. L'installation des Fang, dans le nord, a commencé progressivement à partir de la fin du XVIIIe siècle.

LA COLONISATION

De la traite des Noirs à la colonisation française En 1472, les Portugais parvinrent jusqu'à l'estuaire du Gabon et longèrent ensuite la côte atlantique. Les Portugais, puis les Français, les Hollandais et les Anglais développèrent, durant les siècles suivants, la traite négrière, à destination des pays du Nouveau Monde. Les Français furent les premiers à s'établir dans le pays de manière permanente : en 1839, ils signèrent un traité avec le souverain mpongwè et, cinq ans plus tard, ils créèrent un poste militaire dans l'estuaire du Gabon. Dès lors, les missions catholiques françaises se multiplièrent dans le pays. En 1849, Libreville fut fondée pour des esclaves libérés des cales d'un navire négrier. Durant la seconde moitié du XIXe siècle, les Français étendirent leur influence jusqu'à l'intérieur du pays, signant des accords avec les peuples du sud-est. Entre 1875 et 1885, Pierre Savorgnan de Brazza explora l'Ogooué et atteignit le fleuve Congo. Après que la frontière entre le Cameroun allemand et le Gabon français eut été fixée au congrès de Berlin, le Gabon devint, en 1886, un territoire de l'Empire colonial français. Les sociétés commerciales de la métropole reçurent de vastes concessions et s'engagèrent dans l'exploitation de l'okoumé. La mise en valeur du territoire demeura toujours très limitée. À partir de 1899, le Gabon fut rattaché au Congo français, Libreville demeurant la capitale du territoire ainsi étendu. En 1904, elle perdit cependant ce statut au profit de Brazzaville. En 1910, le Gabon devenait une colonie de l'Afrique Équatoriale française (AÉF). On eut ensuite recours au travail forcé, notamment pour la construction du chemin de fer Congo Océan. Les conditions de vie et de travail étaient telles sur le chantier, où 20 000 à 30 000 hommes trouvèrent la mort, qu'elles suscitèrent les premières révoltes massives contre l'administration française. L'une des voix qui s'élevèrent pour dénoncer les abus fut celle de Léon M'Ba, un Fang nommé chef du canton en 1922. Il fut exilé en Oubangui-Chari (actuelle République centrafricaine) en 1933. Acquis à la France libre après 1941, à l'issue d'affrontements meurtriers entre colons vichystes et gaullistes, le Gabon devint, en 1946, territoire français d'outre-mer, et récupéra la région du haut-Ogooué. Cette région, où se situent les plus riches gisements miniers du Gabon, avait été transférée au Congo en 1925. En 1958, le Gabon vota pour son intégration au sein de la Communauté française. Léon M'Ba devint le Premier ministre de la République autonome du Gabon. Il fut confronté aux critiques de la plupart des partis d'opposition, qui lui reprochaient d'avoir ainsi renoncé à l'indépendance. Celle-ci fut proclamée deux ans plus tard, le 17 août 1960.

L'INDÉPENDANCE

Le Gabon indépendant Léon M'Ba, élu président du nouvel État en 1961, fut renversé par un coup d'État militaire trois ans plus tard. Les troupes françaises, conformément à un accord de défense signé entre les deux pays, intervinrent pour le rétablir au pouvoir. Réélu président en 1967, M'Ba mourut la même année. Son vice-président, Albert Bernard Bongo, lui succéda. Il institua, en 1968, un régime de parti unique, le Parti démocratique gabonais (PDG). En 1973, Bongo, réélu président sans opposition, se convertit à l'islam et prit le prénom d'Omar. Cette conversion marqua une réorientation relative de la politique étrangère du pays. En 1974, le Gabon devint membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) - d'où le Gabon s'est retiré en 1995 -, puis, en 1979, intégra la Conférence islamique. Dans la même période, l'État gabonais prenait des participations dans de nombreuses firmes étrangères et des Gabonais occupèrent des postes de direction autrefois dévolus aux étrangers. Toutefois, les relations avec la France ne furent jamais rompues, l'ancienne puissance coloniale conservant des intérêts économiques au Gabon, auquel la liaient également des accords de défense. Les premières années de la décennie 1980 virent la création d'un mouvement clandestin fédérant l'opposition au régime d'Omar Bongo, lequel était également critiqué en France. Mais ce fut la chute des cours du pétrole, entraînant des difficultés économiques, et nécessitant l'adoption d'un plan d'ajustement structurel sous l'égide du Fonds monétaire international (FMI), qui précipitèrent la démocratisation de la vie politique. De 1987 à 1989, manifestations et émeutes se multiplièrent dans les villes. En 1990, l'autorisation du multipartisme se concrétisa par la tenue d'élections législatives, dont les résultats furent contestés par l'opposition. De violentes émeutes éclatèrent, notamment à Port-Gentil, qui provoqua l'intervention militaire de la France. L'Assemblée nationale promulgua une nouvelle Constitution en mars 1991, dans un contexte de grèves et de troubles sociaux. L'élection présidentielle de décembre 1993 ne contribua pas à apaiser l'opposition démocratique, qui accusa la présidence de fraude. Le père Paul M'Ba Abessolé, candidat populiste arrivé en deuxième position derrière Omar Bongo, constitua un gouvernement parallèle qui reçut le soutien de toute l'opposition. De nouvelles émeutes, à Libreville et à Port-Gentil, en 1994, contribuèrent à l'ouverture de négociations entre le pouvoir et l'opposition. Les accords, difficilement négociés à Paris et conclus à Libreville en octobre 1994, prévoyant la formation d'un gouvernement d'union nationale et la tenue de nouvelles élections législatives en 1996, furent approuvés par référendum en juillet 1995. Le code électoral gabonais devait être profondément révisé avant l'organisation du scrutin. Malgré une conjoncture difficile (diminution du prix du pétrole et effondrement de celui du bois en raison de la crise asiatique), le président Bongo fut réélu en décembre 1998 avec un pourcentage confortable de 66 p. 100 des suffrages exprimés. L'opposition, regroupée autour de Paul Mba Abessolo, le maire de Libreville, en un Rassemblement national des bûcherons (RNB), mais ne présentant qu'une unité de façade, a mis en question la régularité du scrutin.

ASPECTS CULTURELS DU GABON


INTRODUCTION
Longtemps ignorée, sinon franchement méconnue, l'Afrique s'est imposée de plus en plus à l'attention des spécialistes et des milieux cultivés du monde entier depuis un peu plus d'une décennie. Toutefois, à un moment donné de son histoire , des pionniers parmi lesquels : l'allemand LEOFROBENIS, le français DELAFOSSE et l'italien LABRIOLA, s'étaient efforcés de souligner la vigueur des sociétés africaines.

LA TRADITION ORALE
La tradition orale fût longtemps contestée car les européens refusaient de la reconnaître comme une source d'écriture fiable. Mais dès le 18ème siècle, c'est la valeur de la tradition qui, étant considérée comme un fait très remarquable, a pu être utilisée dans certaines régions privilégiées et confirmées par l'archéologie ou les documents écrits . On peut citer parmi ces régions : l'Ouganda, le Rwanda, le Monomotapa ou Manding primitif. A partir du 15ème siècle, la tradition orale devient une source historique majeure, dans une Afrique sans écriture. Cette source possède une réelle valeur car les griots, qui sont les dépositaires du patrimoine historique d'un peupleront conservé leurs successions dynastiques et les hauts faits de leurs ancêtres grâce à cette dernière. Il s'agit donc de véritables archives orales qui peuvent aujourd'hui, grâce au magnétophone ou même au cinéma et des conditions qui sont supérieures à celles qui ont présidé à la transcription manuscrite des événements du moyen âge européen.

L'ART TRADITIONNEL

En matière d'art traditionnel, définir ce que peut être un " chef-d'oeuvre" est un exercice toujours périlleux dans la mesure où les rites des uns ne correspondent jamais vraiment à ceux des autres, surtout de culture en culture. La "qualité" d'un objet (statue d'ancêtre, masque ou paniers de portage,...) n'est pas une notion totalement subjective. Plusieurs éléments sont à considérer parmi lesquels l'authenticité souvent liée à l'ancienneté (normes stylistiques combinées de l'imagination et la maîtrise des matières traitées). L'authenticité correspond au fait que l'objet considéré a été fabriqué dans un contexte traditionnel en vue d'une utilisation coutumière. Cet objet peut donc être très ancien ou contemporain. L'improvisation personnelle des créateurs, étant fixées par un nécessaire identification des formes et des symboles, correspond au rôle des objets dans des rituels.

LA CULTURE ARTISTIQUE

La sculpture et la peinture Dans le domaine de la sculpture et de la peinture, l'analyse de la culture artistique offre une importance toute particulière. Les conditions de conservation des oeuvres d'arts africains sont très défectueuses à cause des facteurs climatiques (humidité, sécheresse excessive, ...) des termites. Mais l'africain est très doué pour l'art et a joué dans la préhistoire, comme de nos jours, un rôle rayonnant dans ce domaine, comme le montre les foyers artistiques de peintures et gravures de l'Afrique tropicale et méridionale. Dans le Sahara, les magnifiques peintures relevées et publiées ont jeté une lumière nouvelle sur la préhistoire et l'histoire de l'Afrique.
Une nouvelle forme d'art se crée: la musique. Déjà pendant le culte ou l'office, des chants de deuils traditionnels et des cantiques adaptés au rite, permettront d'établir les originalités et d'en user l'impact réel. L'évolution de la musique en Afrique est étroitement liée à l'histoire de l'islam. Dès la période primitive, l'art musical est extrêmement confus ;c'est une musique établie sur les accents du langage parlé et dont la mélodie est très réduite ; à l'intérieur de cet intervalle on ne pouvait distinguer que quelques sons. Peu après, la musique prend un grand développement, la mélodie s'amplifie, le style devient élégant et raffiné. Les instruments sont empruntés à ces civilisations. Cette musique continua alors son existence dans les occidentaux
En Afrique noire, la majorité des africains croient en l'existence de certains êtres, plus puissants que d'autres, du monde invisible comme: - les esprits des ancêtres, les forces surnaturelles personnalisées qui sont à l'origine de ce monde et le maintiennent dans l'existence. Le monde de la magie est en continuité avec le monde quotidien; c'est la même énergie vitale qui relie l'un et l'autre. Les instruments de divinations sont quelques fois considérés comme des oeuvres d'arts telles des figurines,... -À cette magie bénéfique appartiennent aussi les amulettes destinées à protéger celui qui les porte contre les mauvais sorts. Les sorciers, appelés aussi "NGANGA" dans certaines régions d'Afrique, utilisent les moyens magiques à des fins antisociales, ce sont des criminels qui cachent leurs pouvoirs et leurs activités.
Le mariage traditionnel, le veuvage, la mort d'un "bébé" jumeau,..., sont des phénomènes que l'on rencontre dans les sociétés africaines et qui continuent d'exister. -Les sociétés secrètes pour leurs rites d'initiation. Prenons l'exemple du Gabon qui en renferme de nombreuses : le Bwiti, le Mwiri, l'Okukwè (pour les hommes), le Ndjembè, l'Elombo (pour les femmes) et de bien d'autres que l'on ne peut citer. Ces sociétés savent exploiter la crédibilité des gens pour s'imposer, de même qu'elles guérissent également les maladies surnaturelles. L'oeuvre et la tradition deviennent un véritable langage du sacré, bien que la sensibilité du créateur n'en soit jamais exclue.
Dans la tradition africaine, le passé et le présent sont intimement liés. Il s'agit donc pour chaque génération d'assumer une continuité plutôt que de préserver un héritage matériel, car tout vient d'une source lointaine, parfois confuse, mais toujours présente à l'esprit des anciens. Mais l'éducation moderne risquerait de faillir si elle entendait expliquer le présent en ignorant le passer. L'Afrique actuelle ne peut être comprise sans un recours à son histoire.

# Posté le vendredi 09 septembre 2005 11:10

Modifié le samedi 29 avril 2006 07:33

Aristide

Aristide
C'est encore moi su cette photo au passage laisser moi des commentaires et surtout vos adresse MSN

# Posté le vendredi 09 septembre 2005 11:28

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 10:18

Aristide-Lionel

Aristide-Lionel
Ce blog parle de ma vie, mon pays j'y mais tout ce qui me passe par la tête alors toi qui visite je te souhaite la bienvenue, lâche tes com's et si tu n'apprécie point ce que je fais tu connais la portes de sortie.

LAISSE MOI TON BLOG ET JE VAIS Y FAIRE UN TOUR

# Posté le vendredi 09 septembre 2005 12:06

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 10:31